Journées d'étude 2009-2010



REGULATION ET DEMOCRATIE. La régulation dans les pratiques et les théories contemporaines de gouvernement.


Organisation : Thomas Boccon-Gibod. Date : 8 décembre 2009.

Lieu : Université de Université Paris Nanterre.

Il s'agit de faire le point sur les usages du concept de régulation dans la théorie et la pratique gouvernementales contemporaines. Dans une perspective interdisciplinaire, on s'interrogera, d'abord sur la filiation néolibérale du concept ainsi que sur la signification qu'en donne le néorépublicanisme ; puis sur la redéfinition de l'action de l'Etat en France, aussi bien sur l'économie et le secteur public que sur la structure de l'administration. Seront ainsi conviés historiens des idées, philosophes, spécialistes de droit public et de sociologie politique.
Voir  l'affiche et le programme détaillé





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L'INDIVIDU

Organisation : Raphaël Chappé, Eva Debray, Cécile Lavergne. Date : 19 et 20 février 2010
Lieu : Université de Université Paris Nanterre, bâtiment K, salle des conférences (vendredi 19 février) ; bâtiment B, salle des conférences (samedi 20 février).

Ces journées d'étude proposent une approche extensive de cette notion à travers une pluralité de démarches disciplinaires non seulement internes mais également externes à la philosophie (métaphysique, philosophie politique, philosophie du droit, biologie, sciences sociales, économie, etc.).



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ÉORIE CRITIQUE II

Organisation : Stéphane Haber. Date: 26 février 2010, 9h30-12h et 14h-17h

Lieu : Centre Universitaire Malesherbes, 108 bd Malesherbes, 75 017 Paris - salle 301
Programme





DE MONTAIGNE A SPINOZA - HUMANISME ET ANTIHUMANISME
 

Date : 5 mai 2010
Lieu : Université de Université Paris Nanterre.
Organisation : Raphaël Chappé et (sous réserve) Emmanuel Faye; EA  Dynamiques de l'invention, Université Paris Nanterre, participation SOPHIAPOL.

Au cours de cette journée, des chercheurs confirmés et de jeunes chercheurs, s'efforceront de mettre en relation deux auteurs, qui sont plus traditionnellement présentés en opposition. - Notre démarche consistera à chercher des filiations possibles existant entre Montaigne et Spinoza, mais également à établir des comparaisons plus structurelles entre le contenu des Essais et la doctrine spinoziste. L'élément central de problématisation sera constitué par l'opposition entre humanisme et anti-humanisme - ce qui n'interdira pas, mais pourra éventuellement même conduire à un détour par un certain nombre d'autres thèmes corrélés.
L'opposition fondamentale entre anti-humanisme et humanisme surgit si l'on confronte ces deux figures, Montaigne et Spinoza, à partir de cadres de réflexion et de problématisation très récents ou assez récents (notamment celui de Louis Althusser sur « l'anti-humanisme théorique »). Montaigne est en effet traditionnellement rattaché à l'humanisme et Spinoza a pu servir de recours anti-humaniste dans une perspective marxiste. Or cette opposition semble pouvoir être nuancée, la pensée de Montaigne venant compliquer et limiter les perspectives de la Renaissance humaniste, italienne en particulier (mais également l'humanisme tel que l'entend Althusser), et Spinoza plaçant malgré tout au centre effectif de ses préoccupations la notion de l'homme, qu'il cherche à connaître et dont il cherche à assurer la libération. Lire la suite...

Programme




CLAUDE LEFORT, CORNELIUS CASTORIADIS, ET LA QUESTION DE LA DEMOCRATIE

Lieu : Université Université Paris Nanterre, bâtiment D, salle D309
Date : vendredi 4 juin 2010, de 9h30 à 12h30

Président de séance : Alain Caillé
9 h 30 - 10 h : Fabien Delmotte : Élaborer une critique sociale actuelle, à partir de Lefort et Castoriadis
10 h - 10 h 30 : Nicos Iliopoulos : Qu'est-ce que la démocratie ? Les réponses inconciliables de Cornelius Castoriadis et de Claude Lefort
10 h 30 - 11 h : Nicolas Poirier : Repenser l'institution démocratique avec Castoriadis et Lefort
11 h- 11 h 15 : pause
11 h 15 - 12 h 30 : discussion générale
12 h 30 : déjeuner

Résumés des communications



VULNERABILITE, CARE ET RECONNAISSANCE


Date: 9 juin 2010, de 9h à 18h

Lieu : Université de Université Paris Nanterre, bâtiment B, salle des conférences.
Organisation : A. Le Goff et M. Garrau

Reportée au 1er semestre 2010-2011

          Que signifie être vulnérable ? Qu'est-ce qui nous rend tel et comment est-il possible, si tant est que ce le soit, de dépasser l'état de vulnérabilité ou de l'intégrer de manière à ce que la vulnérabilité ne compromette ni le projet d'une vie autonome, ni la possibilité de participer à la vie commune ? Dans le cadre de leur critique de la conception libérale de l'individualité autonome, les éthiques du care et les théories de la reconnaissance ont, chacune à leur manière, proposé des réponses à ces questions : l'éthique du care en insistant sur des figures naturelles de la vulnérabilité, ancrées dans le corps, son incomplétude et ses besoins, ont cherché à concrétiser la conception abstraite de la subjectivité en pointant le rôle que les relations de dépendance et de soin jouaient dans la constitution d'une subjectivité située et incarnée ; les théories de la reconnaissance, ont quant à elle insisté sur des figures plus immédiatement sociales de la vulnérabilité, en soulignant le point auquel le développement d'un rapport positif à soi dépendait de l'insertion dans des relations interpersonnelles de reconnaissance mutuelle. A travers leur thématisation de la catégorie de vulnérabilité, les éthiques du care et les théories de la reconnaissance ont ainsi esquissé une re-conceptualisation de la subjectivité en direction de deux dimensions qui semblaient faire défaut à la conception libérale : la corporéité et l'intersubjectivité. Ce faisant, elles ont permis d'étendre le champ de l'interrogation libérale sur la justice à des formes d'injustice et à des sphères sociales initialement peu prises en compte.
Derrière ce geste critique d'allure commune, apparaît pourtant une divergence d'interprétation possible entre des modèles de vulnérabilité qui ne renvoient pas au même type de normativité éthique et politique, pas plus qu'ils ne commandent les mêmes réponses. Tandis que les éthiques du care semblent souligner la nécessité de prendre en compte des formes naturelles et irréductibles de vulnérabilité, d'où leur focalisation sur le corps et ses défaillances, les théories de la reconnaissance cherchent davantage à repérer des formes de vulnérabilité immédiatement pensées comme problématiques et rectifiables, d'où leur insistance sur les formes sociales de la vulnérabilité, accessible à une action de type politique. De ce point de vue, chaque perspective peut constituer un point de départ fécond dans l'interrogation critique et la mise au jour des impensés de l'autre paradigme (les théories du care peuvent par exemple permettre de souligner le statut problématique du corps dans la théorie de la reconnaissance, ou encore la limitation des rapports de care à la sphère des relations affectives ; les théories de la reconnaissance peuvent permettre d'interroger la cohérence du concept de vulnérabilité sur lequel s'appuient les théories du care quand elles utilisent ce dernier pour qualifier à la fois des situations de dépendance naturelle et des situations de domination sociale).
Cette journée d'étude visera un triple objectif : comparer les modèles de la vulnérabilité qui se dégagent de ces deux courants théoriques et les conceptions du sujet qui leur sont liés ; confronter les orientations normatives que ces courants proposent quand il s'agit de répondre à la vulnérabilité, sur un plan éthique et sur un plan politique ; enfin examiner les déplacements méthodologiques induits dans le champ de la théorie morale et politique quand l'interrogation met au premier plan la figure d'un individu vulnérable.




Mis à jour le 21 juillet 2010