Paul Guillibert

Doctorant en philosophie
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Domaines de recherche


Philosophie de l’histoire, philosophies et histoires de l’environnement, histoires du capitalisme, marxismes écologiques

Domaines de compétence


Philosophie de l’histoire allemande (Kant, Hegel)
Philosophie et épistémologie de l’histoire (histoires environnementale, histoires globales, histoires postcoloniales)
Philosophies et sciences de l’environnement (Carolyn Merchant, Bruno Latour, Philippe Descola)
Marxismes (Marx, École de Francfort, Mariatégui, marxismes écologiques)

Thèse en cours


Thèse de philosophie en préparation sous la direction de S. HABER, intitulée : « Terre et Capital. Repenser la critique du capitalisme à l’aune d’une philosophie naturaliste de l’histoire »

Résumé : Ce travail vise à répondre à un problème dont on peut énoncer la question de la manière suivante : de quelle philosophie de l’histoire une critique écologique du capitalisme est-elle solidaire ? Plus précisément, peut-on formuler une critique écologique du capitalisme, c’est-à-dire une critique des effets néfastes du type de rapports à l’environnement qu’il engage, sans la fonder sur une philosophie naturaliste ?
Dans le champ des études environnementales, deux positions semblent se dégager. D’une part, une philosophie de l’environnement « réaliste » défend l’existence de « valeurs intrinsèques » de la nature et entend déduire des normes éthiques d’une réalité matérielle qui échapperait à toute construction sociale et historique (Aldo Leopold, Baird Callicott, Holmes Rolston par exemple). D’autre part, dans les sciences sociales, un « constructivisme » prudent a relativisé l’idée de nature, inscrivant ses usages et ses significations dans des contextes sociaux spécifiques et conduisant à interroger les partages ontologiques sur lesquels ils reposent (Tim Ingold, Viveiros de Castro, Bruno Latour, Philippe Descola, Isabelle Stengers…). Ces interrogations ont conduit à un rejet des présupposés naturalistes de la philosophie critique et à l’abandon des principaux concepts sur lesquels elle était fondée. La nécessaire relativisation des présupposés naturalistes de la pensée moderne et l’ouverture à d’autres modes de rapports à l’environnement posent cependant le problème de la possibilité d’une critique des pathologies du capitalisme et des concepts sur lesquels la fonder. Entre le réalisme d’une « nature sauvage » à préserver et « l’anti-naturalisme » des sciences sociales, il me paraît possible de défendre une philosophie naturaliste de l’histoire pour laquelle la nature a de multiples histoires, dans la mesure où la variété des complexes écosystémiques est en permanence informée par des histoires culturelles de leurs représentations et des histoires sociales de leurs usages. Il s’agit donc d’explorer la signification du concept de natures historiques, ayant leur historicité et leur autonomie, expliquant la nécessité de faire une place aux « voix de la nature » dans nos histoires humaines. Si l’histoire des sociétés dépend de l’évolution des écosystèmes et des milieux, les natures ont, elles aussi, une histoire sociale.

Enseignements


2016-2018
- Méthodologie du commentaire de texte en philosophie, Travaux Dirigés de Licence 1 à l’Université Paris Nanterre.
- Philosophie sociale et politique de la Modernité, Travaux dirigés de Licence 2 à l’Université Paris Nanterre.

2017
- Les philosophes et leur monde : pour une histoire globale de la philosophie, séminaire de master à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis avec Matthieu Renault.

Chapitres d'ouvrage


« L'effondrement, la catastrophe, la rédemption. Réflexions sur la crise écologique » dans M. RIOT-SARCEY (dir.), La catastrophe, Éditions du Détour, Paris, 11 octobre 2018.

Avec M. Krickeberg, « Éloigner le péril. Introduction à une critique de la sécurité » dans C. BOUKALAS, M. NEOCLEOUS, C. SERFATI, Critique de la sécurité. Accumulation capitaliste et pacification sociale, Étérotopia, coll. À présent, Paris, 2017.

Recensions, articles et entretiens


Recensions

« À propos de L'orient postcolonial de Vasant Kaiwar », Contretemps Web, 26 mai 2013

« La nature n'existe pas », recension de RAZMIG KEUCHEYAN, La Nature est un champ de bataille, Essai d’écologie politique, dans Période, 30 juillet 2014. A paraître en anglais dans Historical Materialism Journal.

Recension de A. ANIEVAS ET K. NISANCIOGLU, How the West came to rule ? The geopolitical Origins of Capitalism dans Actuel Marx, 2016/2, n°60, Paris, PUF, pp. 192-193.

Articles

Avec F. MONFERRAND, « Ecology / Ontology : a contribution to historical naturalism », Dialogue and Universalism, vol. XXVIII, n°3/2018, pp. 245-252.

Avec S. HABER, « Marxisme, études environnementales, approches globales : de nouveaux horizons théoriques » dans Marxismes écologiques, Actuel Marx, 2017/1, n°61, PUF, Paris, pp. 12-23.

« Décoloniser la nature », Période, 21 avril 2014. Traduction en italien (version abrégée) dans Alphabeta 2, n°34, Janvier-Février 2014, p. 30.

Avec M. KRICKEBERG, « L’hégémonie de la sécurité » dans Vacarme, 2016/4, n°77, Paris, pp. 38-44.

« La nature, nouvel eldorado marchand » dans R. LAMBERT, S. LEDER, L. RAIM, H. RICHARD ET P. RIMBERT (dir.), Manuel d’économie critique, Le Monde diplomatique, Paris, 2016, pp. 32-33.

Traductions


I. WALLERSTEIN, « Une crise globale qui attend encore sa résolution » dans Actuel Marx 2013/1 (n°53), pp. 11-27, avec Stéphane Haber, Frédéric Monferrand, Olivier Surel (trad.).

P. SOTIRIS, « Enseignement supérieur et classes sociales : production et reproduction », dans Période, 23 octobre 2014.

E. MEIKSINS WOOD, « Capitalisme et émancipation humaine » dans Marx politique, La Dispute, Paris, 2015.

L. T. LIH, « Regardez les Allemands ! Les racines de Lénine dans la Social-démocratie européenne », Actuel Marx 2017/2 (n°62), pp. 26-45.

Organisation de colloques, journées d'étude et séminaires


Séminaire Hegel après Hegel, co-organisé avec F. MONFERRAND, J.-B. VUILLEROD, M. RENAULT, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis / Université Paris Nanterre, du 20 février au 15 juin 2019.

Colloque international L’État autoritaire : crise du néolibéralisme, violence politique, némésis du capital co-organisé avec D. GALLO LASSERE, Université Paris Nanterre, 24-25 janvier 2019.

Colloque international Usages de Marx, co-organisé avec J. FARJAT, S. HABER, C. LAVAL, F. MONFERRAND, D. SABUROVA, P. SAUVETRE, Université Paris Nanterre, 2-3 mai 2018.

Colloque Théoriser le politique face à l’expérience soviétique, co-organisé avec S. HABER et C. THOUVENOD, 3-4 avril 2017, Université Paris Nanterre.

Colloque international Penser l'émancipation, Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, 19-22 février 2014.

Doctoriales du Sophiapol, co-organisé avec S. JEAN-JACQUES, M.-A. PENCOLE ET S. TABET, 16 avril 2016, Université Paris Nanterre.

Journée d'étude Déprovincialiser l'histoire, réorienter la philosophie, co-organisé avec
M. RENAULT, Université Paris Nanterre, 1er décembre 2017.

Séminaire Déprovincialiser l'histoire, réorienter la philosophie, co-organisé avec M. RENAULT, Université Paris Nanterre et Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, de janvier à mai 2016 puis de janvier à avril 2017.

Activités éditoriales et responsabilités administratives

  • Depuis 2012 : Membre du comité de rédaction de la revue Vacarme.
  • Depuis 2014 : Lecteur pour Historical Materialism Journal, Londres.
  • Depuis 2017 : Lecteur pour la maison d’édition Verso, Londres, New-York.
  • 2014-2016 : Membre du comité de rédaction de la revue Période.
  • Depuis 2016 : Co-directeur de la collection « À-présent » aux Éditions Étérotopia
  • Janvier 2017 : Coordination du dossier « Marxismes écologiques » d'Actuel Marx, 2017/1, n°61, PUF, Paris.
  • 2015-2018 : Représentant des doctorant.e.s auprès du Laboratoire Sophiapol, Université Paris Nanterre.
  • Éditeur pour le Carnet du sophiapol.

Mis à jour le 07 janvier 2019