SOPHIAPOL - Unité de recherche en sociologie, philosophie et anthropologie politiques

Présentation

Le Sophiapol (EA 3932) est une unité de recherche pluridisciplinaire composée de sociologues, de philosophes et de socio-anthropologues. En 2026, elle réunit, toutes disciplines confondues : 16 enseignants-chercheurs, 38 chercheurs rattachés et 77 doctorants. L’unité de recherche a commencé à se constituer à partir de 2002 en se substituant au Géode (sociologie) et à l'UPRES-A8004 (philosophie). Elle en est à sa quatrième reconduction ; le rapport de la dernière évaluation, par le HCERES, est en libre accès (il suffit de cliquer ci-avant).

Le principal thème de recherche du Sophiapol a consisté, sur la période 2007-2012, en un travail autour des théories et des pratiques de reconnaissance dans les sociétés contemporaines. Ce travail visait, d'une part, à tenter de construire un concept de reconnaissance suffisamment riche et précis pour rendre compte des pratiques sociales contemporaines et pour permettre à la philosophie et aux sciences sociales de mener des recherches communes de nature théorique et empirique ; de l’autre, il mettait ce concept au travail dans cinq axes de recherche : reconnaissance et construction de l'identité ; reconnaissance et intégration sociale ; les conflits de reconnaissance ; les problèmes éthiques de la reconnaissance ; les politiques de reconnaissance.

À partir de 2012, ces thèmes ont été collectivement redéfinis en une série d’axes et de sous-axes, qui permettaient de renforcer les collaborations au sein de l’unité de recherche tout en intégrant la richesse des travaux en cours. Quatre axes ont été définis en 2012-2013, un cinquième a été formulé au cours de l’année 2016-17. Le second des quatre axes initiaux a, par ailleurs, fait l’objet d’une redéfinition fin 2017. Aujourd’hui, ces cinq axes sont les suivants :

Motion de l'AG des doctorant·es du Sophiapol - 22/10/2026


L'assemblée générale des doctorant·es du Sophiapol, réunie le jeudi 22 octobre 2026, apporte son plein soutien aux étudiant·es et aux lycéen·nes mobilisé·es pour un service public de l'éducation de qualité, accessible à toutes et tous. Depuis le début de la mobilisation, la présidence de l'université Paris Nanterre apporte son soutien aux mobilisations étudiantes. Nous lui demandons de le traduire en actes : les fermetures administratives, les difficultés à obtenir des salles pour tenir des AGs, ainsi que le basculement imposé des cours en distanciel entravent l'exercice même de la mobilisation qu'elle dit soutenir.

Ces mobilisations répondent à une situation qui nous est familière. En tant qu'étudiant·es, nous avons assisté à la dégradation continue des conditions matérielles du service public de l'éducation. Nous avons vu la mise en place de la sélection à l'université comme seule réponse au manque de place dans les formations, en licence comme en master. Nous avons assisté à la mise en place de frais d'inscription majorés pour les ressortissant·es extra-européen·nes comme seule réponse au sous-financement de l'université. 

Alors que la jeunesse exprime son refus dans une mobilisation historique, la réponse de notre université ne saurait se résumer à la mise en œuvre d'un plan d'austérité. Nous rejetons à ce titre le PREF (Plan de Retour à l'Équilibre Financier) adopté par le Conseil d'administration en septembre. Nous demandons à la présidence de ne pas l'appliquer, et de s'associer aux autres universités du pays pour refuser ces budgets austéritaires. La responsabilité du déficit de l'université et du sous-financement organisé du service public est celle de l'État. C'est à ce dernier de réévaluer la subvention pour charges de service public à hauteur de nos besoins. 

En tant que doctorant·es, qui subissons également les effets de ce sous-financement chronique, nous demandons :
  • l'augmentation du nombre de contrats doctoraux, leur allongement et la facilitation de la réinscription au-delà de la troisième année, afin de refléter les réalités de nos disciplines, où les thèses sont en moyenne plus longues que d'autres disciplines ;
  • l'ouverture de postes en nombre suffisant, qu'il s'agisse de postes d'ATER ou de postes de titulaires, seuls à même d'offrir des perspectives après le doctorat ;
  • la revalorisation de la rémunération des ATER, aujourd'hui inférieure à celle des doctorant·es contractuel·les sans service d'enseignement, ainsi que l'harmonisation et la transparence de leur recrutement ;
  • la contractualisation des vacataires et l'application effective de la mensualisation de leur rémunération, actuellement versée avec des mois de retard ;
  • l'accès à des formations pédagogiques de qualité pour les doctorant·es qui enseignent et l’ensemble des vacataires, au bénéfice direct des étudiant·es ;
  • des moyens humains et financiers alloués à la prévention des violences sexistes et sexuelles, par le biais notamment de la généralisation de formations (rendues obligatoires) et de cellules d'écoute et de lutte contre les discriminations, et à l'accompagnement des personnes victimes de violences
  • des locaux adaptés à notre travail, permettant de faire vivre une véritable vie de laboratoire, indispensable à la recherche.
Améliorer les conditions de travail de l'ensemble des personnels de l'université, titulaires comme précaires, ne relève pas d'une revendication catégorielle : c'est la condition pour garantir de bonnes conditions d'études, assurer pleinement les missions de service public de l'université et offrir aux étudiant·es de meilleures perspectives d'avenir.

Motion adoptée à l'unanimité par l'assemblée générale des doctorant·es du Sophiapol, le 22 octobre 2026.

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Les prochaines dates

Hommage à François-David Sebbah (1967-2025)

François-David Sebbah s’est éteint le 25 juillet. Le vide qu’il laisse au Département de Philosophie, chez ses collègues, chez ses étudiantes et étudiants, est à la mesure du rôle éminent qu’il occupait à l’Université. Chacun de souviendra de sa gentillesse et de sa finesse.
Auparavant Professeur à l’Institut Technologique de Compiègne, François-David avait rejoint Paris Nanterre en 2014, pour y enseigner la philosophie morale. Grand spécialiste de la phénoménologie française et de ses prolongements dans les domaines de la pensée de la technique et des sciences cognitives, François-David a su rendre vivant l’héritage de Jacques Derrida, de Jean-François Lyotard et d’Emmanuel Lévinas. Son œuvre originale a construit des ponts entre les disciplines et les champs de recherche, jusque dans les domaines de la médecine, de l’intelligence artificielle et de la technoscience en général.

Le Département et le Laboratoire IRePh rendront hommage à sa personne et à son œuvre, notamment  au cours du colloque international “Lévinas à Nanterre” auquel il tenait particulièrement et qui se tiendra du 3 au 5 décembre prochains. Le Sophiapol, dont les travaux ont toujours intéressé François-David qui les suivait attentivement, s’associera à cette manifestation.
Un grand salut à toi, ami.
 

Mis à jour le 03 novembre 2026