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Silvia Federici. Philosophie féministes contemporaines
Publié le 15 juin 2026
–
Mis à jour le 15 juin 2026
Date(s)
le 25 juin 2026
9h - 17h30
Lieu(x)
Bâtiment Henri Lefebvre (D)
Salle D201
Argumentaire de la journée d'étude Silvia Federici
Cette journée d’étude est consacrée à Silvia Federici, figure centrale du champ des théories de la reproduction sociale et de la philosophie politique féministe. Celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un cycle de journées d’études de “Philosophies féministes contemporaines”, initié par Sarah Talini et Romain Vielfaure en 2024 à l’Université Paris Nanterre, se donnant pour tâche d’appréhender philosophiquement des autrices qui s’ancrent dans une démarche féministe ou d’études de genre. L’enjeu de cette journée est de contribuer à la diffusion de la pensée de Silvia Federici et d’en montrer les apports pour une critique de l’économie et de l’écologie politiques, au regard de l’actualité des luttes féministe marxiste, opéraïste, écoféministe, altermondialiste et décoloniale.
Depuis les luttes des années 1970 du Collectif féministe international, organisé autour de la campagne pour un salaire au travail ménager (Wages for Housework), Federici a contribué à repenser le travail et son organisation, depuis la sphère reproductive, tant au sein du foyer familial que dans le contexte de la nouvelle division internationale du travail. En “jouant Marx contre Marx” (Federici, 2019), elle a renouvelé le concept d’accumulation dite primitive comme accumulation des différences, inégalités, hiérarchies et divisions, caractéristique du fonctionnement structurel du capitalisme patriarcal. Dès le tournant des années 1970, s’ouvre un chantier historico-philosophique sur la transition du féodalisme au capitalisme, orienté par le problème de l’origine de l’oppression des femmes. Federici s’attache particulièrement au phénomène des enclosures, moment historique de privatisation des terres communales au tournant du XVIème siècle, marqué notamment par les chasses aux sorcières. Participant du courant féministe de la subsistance (Pruvost, 2021), Federici le conceptualise comme enclosure de la terre, des corps et des relations sociales. De ce fait, elle a contribué à repenser les façons d’écrire l’histoire du capitalisme, nourrie de la démarche matérialiste historique comme de la généalogie foucaldienne, et ce, depuis un ancrage féministe opéraïste, en lien avec la revue Midnight Notes. Enfin, si Le Capital était contemporain de l’émergence historique de la famille prolétaire nucléaire, Federici ouvre la possibilité de faire de la famille, un nouvel objet pour la philosophie.
Programme
• 9h00-9h15 : Introduction
• Actualité, genèse et réception d’une pensée
- 9h15-9h45 Hélène Goy (Doctorante en Histoire. Université de Neuchâtel, Institut d'Histoire)
"Crise et salaire pour le travail ménager" : la circulation en français des textes de Silvia Federici dans les années 1970
- 9h45-10h15 Arlen Austin (Doctorant en communication et culture moderne, Brown University)
La formation philosophique de Silvia Federici, la revue Telos et sa thèse sur Lukács
- 10h15-10h45 Discussion / Modération : Annabelle Berthiaume
• Travail, reproduction et capitalisme patriarcal
- 11h-11h30 Hélène Widmann (Doctorante en sociologie, Faculté des sciences sociales et politiques, Université de Lausanne, Centre en études genre)
Penser les plateformes numériques de services à partir de Federici : travail domestique rémunéré et recomposition des rapports sociaux de classe, de genre et de race
- 11h30-12h Mara Montanaro (MCF HDR en philosophie, Université Picardie Jules Verne, CRAE)
Le salaire comme arme, la grève comme méthode : politiser la reproduction avec Silvia Federici
- 12h-12h30 Maud Simonet (Directrice de recherche en sociologie au CNRS, Université Paris Nanterre, IDHES)
Le double caractère du travail reproductif: reconceptualiser le travail et ses luttes avec Silvia Federici
- 12h30-13h : discussion / Modération : Mélissa Froger
13h - 14h15 Pause Déjeuner
• Famille, communauté et communs reproductifs
- 14h15-14h45 Lucile Marion (Doctorante en philosophie, Université Paris Nanterre, Sophiapol)
De la "crise" de la famille moderne. Famille, communauté et commun(e) chez Silvia Federici
- 14h45-15h15 : Hourya Bentouhami (Professeure de philosophie, Université de Toulouse, Erraphis)
Penser les communs reproductifs à partir et au-delà de la cuisine
- 15h15-15h45 : discussion / Modération : Quentin Monville
• Terre, corps et communs reproductifs
- 16h00-16h30 Émilie Hache (MCF HDR en philosophie, Université Paris Nanterre, Sophiapol)
La terre comme moyen de reproduction fondamentale
- 16h30-17h00 Jules Falquet (Professeure de Philosophie, Université Paris 8, LLCP)
Silvia Federici, une théoricienne polyglotte et ancrée dans les luttes du Sud global du Nigeria au Chiapas
- 17h00-17h30 discussion / Modération : Paul Masson
Cette journée d’étude est consacrée à Silvia Federici, figure centrale du champ des théories de la reproduction sociale et de la philosophie politique féministe. Celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un cycle de journées d’études de “Philosophies féministes contemporaines”, initié par Sarah Talini et Romain Vielfaure en 2024 à l’Université Paris Nanterre, se donnant pour tâche d’appréhender philosophiquement des autrices qui s’ancrent dans une démarche féministe ou d’études de genre. L’enjeu de cette journée est de contribuer à la diffusion de la pensée de Silvia Federici et d’en montrer les apports pour une critique de l’économie et de l’écologie politiques, au regard de l’actualité des luttes féministe marxiste, opéraïste, écoféministe, altermondialiste et décoloniale.
Depuis les luttes des années 1970 du Collectif féministe international, organisé autour de la campagne pour un salaire au travail ménager (Wages for Housework), Federici a contribué à repenser le travail et son organisation, depuis la sphère reproductive, tant au sein du foyer familial que dans le contexte de la nouvelle division internationale du travail. En “jouant Marx contre Marx” (Federici, 2019), elle a renouvelé le concept d’accumulation dite primitive comme accumulation des différences, inégalités, hiérarchies et divisions, caractéristique du fonctionnement structurel du capitalisme patriarcal. Dès le tournant des années 1970, s’ouvre un chantier historico-philosophique sur la transition du féodalisme au capitalisme, orienté par le problème de l’origine de l’oppression des femmes. Federici s’attache particulièrement au phénomène des enclosures, moment historique de privatisation des terres communales au tournant du XVIème siècle, marqué notamment par les chasses aux sorcières. Participant du courant féministe de la subsistance (Pruvost, 2021), Federici le conceptualise comme enclosure de la terre, des corps et des relations sociales. De ce fait, elle a contribué à repenser les façons d’écrire l’histoire du capitalisme, nourrie de la démarche matérialiste historique comme de la généalogie foucaldienne, et ce, depuis un ancrage féministe opéraïste, en lien avec la revue Midnight Notes. Enfin, si Le Capital était contemporain de l’émergence historique de la famille prolétaire nucléaire, Federici ouvre la possibilité de faire de la famille, un nouvel objet pour la philosophie.
Programme
• 9h00-9h15 : Introduction
• Actualité, genèse et réception d’une pensée
- 9h15-9h45 Hélène Goy (Doctorante en Histoire. Université de Neuchâtel, Institut d'Histoire)
"Crise et salaire pour le travail ménager" : la circulation en français des textes de Silvia Federici dans les années 1970
- 9h45-10h15 Arlen Austin (Doctorant en communication et culture moderne, Brown University)
La formation philosophique de Silvia Federici, la revue Telos et sa thèse sur Lukács
- 10h15-10h45 Discussion / Modération : Annabelle Berthiaume
• Travail, reproduction et capitalisme patriarcal
- 11h-11h30 Hélène Widmann (Doctorante en sociologie, Faculté des sciences sociales et politiques, Université de Lausanne, Centre en études genre)
Penser les plateformes numériques de services à partir de Federici : travail domestique rémunéré et recomposition des rapports sociaux de classe, de genre et de race
- 11h30-12h Mara Montanaro (MCF HDR en philosophie, Université Picardie Jules Verne, CRAE)
Le salaire comme arme, la grève comme méthode : politiser la reproduction avec Silvia Federici
- 12h-12h30 Maud Simonet (Directrice de recherche en sociologie au CNRS, Université Paris Nanterre, IDHES)
Le double caractère du travail reproductif: reconceptualiser le travail et ses luttes avec Silvia Federici
- 12h30-13h : discussion / Modération : Mélissa Froger
13h - 14h15 Pause Déjeuner
• Famille, communauté et communs reproductifs
- 14h15-14h45 Lucile Marion (Doctorante en philosophie, Université Paris Nanterre, Sophiapol)
De la "crise" de la famille moderne. Famille, communauté et commun(e) chez Silvia Federici
- 14h45-15h15 : Hourya Bentouhami (Professeure de philosophie, Université de Toulouse, Erraphis)
Penser les communs reproductifs à partir et au-delà de la cuisine
- 15h15-15h45 : discussion / Modération : Quentin Monville
• Terre, corps et communs reproductifs
- 16h00-16h30 Émilie Hache (MCF HDR en philosophie, Université Paris Nanterre, Sophiapol)
La terre comme moyen de reproduction fondamentale
- 16h30-17h00 Jules Falquet (Professeure de Philosophie, Université Paris 8, LLCP)
Silvia Federici, une théoricienne polyglotte et ancrée dans les luttes du Sud global du Nigeria au Chiapas
- 17h00-17h30 discussion / Modération : Paul Masson
Mis à jour le 15 juin 2026
Organisation
Lucile Marion / lmarion@parisnanterre.fr
Quentin Monville / quentin.monville@parisnanterre.fr
Quentin Monville / quentin.monville@parisnanterre.fr